L’affaire remonte à 2020, lorsque le ministère de la Justice, accompagné de plusieurs États américains, a accusé Google d’avoir “violé les règles de la concurrence” en rémunérant les fabricants de téléphones pour qu’ils désignent Google Chrome comme moteur de recherche par défaut. En outre, la firme aurait imposé Chrome comme navigateur par défaut sur les téléphones Android, un système d’exploitation qu’elle possède également.
Les autorités antitrust américaines exigent que Google se sépare de Chrome, le navigateur le plus utilisé au monde, arguant qu’il constitue une porte d’entrée privilégiée vers le moteur de recherche de l’entreprise, limitant ainsi les opportunités de concurrents potentiels. Elles demandent également au tribunal d’interdire à Google de conclure des accords avec des entreprises comme Apple, Samsung et d’autres fabricants de smartphones, visant à installer par défaut ses services sur leurs appareils.
En août 2024, un tribunal avait déjà reconnu Google coupable de pratiques anticoncurrentielles en première instance.
À l’issue de cette audience entamée le 21 avril, qui devrait durer plusieurs semaines, la justice devra se prononcer sur les sanctions à infliger à l’entreprise. Avant même que la décision ne soit rendue, Google a annoncé son intention de faire appel.
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