Se présenter en tant que vice-président de JD Vance et profiter d’une démission de ce dernier pour pouvoir effectuer un troisième mandat en 2028 ? Donald Trump a assuré lundi 27 octobre qu’il « aurait le droit de le faire », tout en l’excluant, car « ce ne serait pas très bien ».
« J’aurais le droit de le faire », a-t-il assuré au cours d’un échange avec la presse à bord de son avion, pendant un vol entre le Japon et la Malaisie. » Je ne le ferais pas » , a toutefois ajouté le président américain, estimant que cela reviendrait à « faire le malin. » « Ce ne serait pas bien », a-t-il encore lancé.
Donald Trump, déjà président de 2017 à 2021, et qui a entamé le 20 janvier un second mandat, évoque souvent, sans les rejeter ouvertement, les appels de ses partisans à effectuer un troisième mandat, même si la Constitution américaine l’interdit.
« Les gens doivent se faire à cette idée »
Il a aussi exhibé plusieurs fois des casquettes rouges portant l’inscription « Trump 2028 », l’année de la prochaine élection présidentielle.
L’une des hypothèses en vogue dans le monde trumpiste serait que le milliardaire de 79 ans se présente dans trois ans à la vice-présidence, et que l’actuel vice-président JD Vance soit de son côté candidat à la présidence. Dans ce scénario, en cas de victoire, JD Vance démissionnerait et serait automatiquement remplacé par Donald Trump , qui resterait ainsi à la Maison Blanche, contournant le 22e amendement à la Constitution américaine qui prévoit que personne ne puisse être élu président plus de deux fois.
« Trump sera président en 2028, les gens doivent se faire à cette idée », a dit récemment l’un des principaux idéologues du mouvement MAGA, Steve Bannon, au magazine The Economist . « Il existe une stratégie » pour ce faire, qui sera dévoilée « en temps voulu », a insisté l’influenceur et ancien conseiller du président américain.
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